Shyamalan construit un ballet cosmogonique où les forces de la nature doivent être préservées pour que l'harmonie entre les hommes et la nature soit rétablie. L'homme a beau être désigné comme un générateur de déséquilibres, il est aussi une somme indissociable de défauts et de qualités. Dans cette logique, Shyamalan montre des amis et des ennemis, des alliances qui se font et se défont selon les intérêts et les motivations. C'est aussi la licence poétique d'un film sur la compromission voire l'humilité (l'apaisement retrouvé pour le cinéaste) dont l'élégance et l'amplitude lui permettent constamment de repartir du bon pied.